Le Vin Qui Danse ! Lille
Le Vin Qui Danse ! Paris 8
Le Vin Qui Danse ! Paris Panthéon
Le Vin Qui Danse ! Paris Gobelins

L'histoire du Vin Qui Danse ! Restaurant à vins à Paris et Lille

Le Vin Qui Danse ne s'est pas construit en une nuit. Retrouvez ci-dessous la naissance d'un concept, d'une passion ! 

Martos, petit village d'AndalousieLundi 19 juin 2006. Martos. Petit village ancré dans les terres arides d'Andalousie. Gilles est en vacances avec deux amis. C'est l'heure de l'apéro en terrasse. Les chaises sont en plastique, les tables sont vieilles.

En somme, la terrasse n'est pas très belle. La commande est passée. Quelques minutes plus tard, la serveuse la ramène avec un joli sourire. Elle fait la surprise de nous offrir un petit tapa, juste un peu plus que des cacahuètes...

Mardi 20 juin. En voiture entre Martos et Grenade. Un petit flash revient à l'esprit de Gilles : le visage de cette femme qui prenait plaisir à faire plaisir. Sans réfléchir, il prononce cette phrase à son pote Ludo: « Je vais ouvrir un resto à Paris !». Jamais marche arrière ne sera faite.

Jeudi 22 juin. Sur le chemin du retour en France, un SMS arrive à Cyril : « Ca te dit de monter un resto ?», rien de plus. Deux minutes plus tard : « Oui, on se voit quand pour en parler ? ».

Lundi 26 juin. Dîner avec Rodolphe et des amis. C'est une invitation qui date de quelques semaines. Gilles l'appelle pour se voir un petit quart d'heure avant le dîner : on se voit et Rodolphe dit OK... Comme si on y avait pensé depuis 3 ans. Ca devait être le moment important de la soirée. Les potes nous rejoignent. En réalité, Rodolphe avait autre chose à nous dire avec sa désormais femme Vanessa : « Je vais me marier ».

Juillet-Aout : on sait qu'on est à 3 sur le coup et que rien ne nous arrêtera. Vu que les vacances étaient prévues, l'affaire est mise sur la touche jusqu'à la réunion du 30 août.

30 août : la première réunion du lundi soir comme il y en aura tous les lundis désormais. Chacun vient avec ses idées glânées en vacances ou au coin d'un bar. La réunion est riche, elle dure 4 heures, 4 heures intenses. Le compte-rendu, même condensé, fait six pages. Le récit est dans le prochain épisode...


Le 30 août 2006 : on y pensait depuis plus d'un mois à cette réunion. Chacun est venu avec ses idées, glanées au cours de voyages et de soirées. Personne ne sait exactement ce qu'il va en ressortir.

La réunion commence, nous abordons les thèmes les uns après les autres et l'entente se fait tout naturellement :

Le positionnement : nous serons un restaurant à vins, mettant l'accent sur la dégustation dans une ambiance festive. Tous nos produits seront méticuleusement choisis et documentés. Le client devra pouvoir se documenter (lieu, fabrication, description, commentaires du producteur, etc.), comparer des vins différents (ex : je commande "la suite des vins corsés"), tester des assortiments vins - mets. En parallèle, notre perception est que la dégustation de vins s'est embourgeoisée et qu'il faut remettre la fête à  l'honneur. Nous proposerons donc très régulièrement des animations.
Le lieu : Grand (supérieur à 100 m2), si possible 2 espaces distincts, possibilité de terrasse serait un plus. Ouvert de 10h à  2h du matin, un peu plus tard en fin de semaine.
La carte : Chaque produit est sélectionné avec attention avec une dimension affective : qualité, bonne entente avec le producteur, originalité, etc. La carte des vins ne sera pas forcément très étoffée : tous les des vins auront été sélectionnés (avec amouuuur) et si possible après avoir rencontré le vigneron. La carte des plats sera une carte de mets simples, originaux, et, comme pour les vins, « d'origine contrôlée » !
Les animations : Les dégustations seront hebdomadaires dans un premier temps. Toujours animées par un professionnel. Principalement axées sur le vin, elles pourront également concerner les cafés, thés, bières, etc. D'autres animations lancées, pas vraiment en l'air : faire circuler un quizz sur les vins pour faire gagner une bouteille, un aperitivo une fois par semaine, attirer des VIP en leur proposant de faire le service pour une cause humanitaire, organiser des quiz, pokers, belotes, etc.
Organisation : on se répartit les tâches, Cyril, le business plan et les fournisseurs, Gilles, la carte, les subventions et les démarches administratives. Rodolphe, les fonds de commerce et le plan commercial. Réunion tous les lundis soirs. Un WE ou plus dans toutes les régions viticoles françaises.
Constitution d'un réseau de parrain : pour garantir que notre projet tient la route, nous le présenterons à des vignerons, oenologues, cavistes, et tout autre professionnel qui pourra nous apporter son soutien.
Constitution d'une task force : Potentiellement, nous pouvons nous occuper de tout. Paradoxalement, nous pouvons également nous faire aider sur tout ! Nos proches motivés que l'on appellera « les Lemmings » nous apporteront leur aide. Chacun devra nous dire à quoi ressemble le bar à vin de ces rêves.
La suite s'annonce incroyable !

Après la première réunion, une certitude : il fallait rencontrer les vignerons. Nous avons donc entammé un tour de France des régions viticoles, la Touraine fut la première visitée, et ce dès septembre.

Appellations visitées : Touraine, Mont-Louis, Vouvray, Cheverny et Cour-Cheverny.


*

* Cela n'a pas l'air mais à chaque photo prise autour de (sur?) ces panneaux, les forces de l'ordre sont intervenues pour nous demander de nous calmer...

Plus de deux mois déjà  que l'idée murit dans nos têtes : un fruit mûr ? Fille ou garçon ?

Octobre est un mois faste. Les différents chantiers avancent à grands pas. Une organisation efficace est désormais en place et nous en avons bien besoin ! Travaillant chacun dans des grandes entreprises, c'est compliqué. Les soirées, les week-ends, la moindre heure de flottement est mise à contribution. Nos collègues nous croisent régulièrement avec un bouquin « Devenir vigneron », « le guide du créateur d'entreprise », ou une ébauche de menu, etc. Nous optons pour l'organisation suivante, reposant sur le soutien d'amis qui s'impliquent à fonds à nos côtés : chacun d'entre nous se charge d'un grand chantier (financement, site internet, carte, administratif, fonds de commerce, plan com', fournisseurs, Business plan, etc.). Cela fonctionne bien, car on se fait confiance. Tous les lundis, nous faisons le point.

Enseigne Alsacienne Le mois d'octobre finit en beauté. Un week-end Découverte de l'Alsace organisé de main de maître par Gilles, l'enfant du Haut-Rhin.

Pas sectaires, nous accueillons aussi le bas-rhinois Ludo, le bras dans le plâtre après son plongeon dans l'écluse lors de notre précédent WE en Touraine. Nous partons jeudi soir. Dans la journée, Gilles et Rodolphe ont fait un marathon de visites : une douzaine de fonds de commerce et autant de soupes ingurgitées. Le bilan est très positif. Beaucoup de fonds sont intéressants. Nous les garderons longtemps à l'esprit, ressassant à chaque instant les avantages et inconvénients de chacun. Nous avons le temps. Décidons d'attendre un vrai coup de coeur.

Landmann impassible...
Züsslin au service !

Retour en Alsace, en excellente compagnie : Annabelle, Selma, Adrienne, Ludo, Karim. des amis, de passage en Alsace. Nous découvrons notamment deux vignerons dont les excellents vins sont sur notre carte (à l'heure où j'écris, rien n'est définitif !) : Jean-Marie Zusslin, du village d'Orschwihr et Seppi Landmann, de Soultzmatt. Seppi aux coups de gueule contre les politiques et leurs lois assassines pour la consommation de vin. Seppi, amateur de bon vin, de bonne chaire et de bons mots ! Seppi, tu nous as séduit. Jean-Marie, c'est un autre style. Plus introvertis. Du vin fait avec amour, ça c'est sûr. Jean-Marie s'essaie à la biodynamie. Sceptiques ou adeptes, tous ne pourront que s'entendre sur le nectar qu'il produit.

Autre point fort du week-end, c'est aussi tout simplement l'accueil des parents de Gilles : tellement naturel et bienveillant. Attention ! Madame Herr fera les courses le vendredi et vous ne trouverez plus rien à manger sur le marché de Brumath pour tout le week-end. Vous voilà prévenus. Les repas sont une succession de surprises et de boîtes à idées dont nous piquons quelques perles : la faisselle au marc de Gewürztraminer, par exemple !

Les belles vallées d'Alsace

Après l'enthousiasme des premières semaines, le mois de novembre voit les choses se compliquer.

Cyril part en mission à l'étranger et bosse comme un fou pour son autre boulot. Rodolphe et Gilles libèrent tant bien que mal, en semaine, quelques heures pour avancer. En arrivant plus tôt au boulot, en partant plus tard, en allant visiter un fond de commerce entre midi et deux, tout est bon pour que les choses avancent.

On se met d'accord sur le contenu de la carte, avec l'aide précieuse d'Adrienne et Vanessa, et on bosse sur le site internet avec le soutien de Mathias : nos proches nous aident à garder la cadence et nous empêchent de nous poser la moindre question.

On a prévu d'ouvrir en septembre 2007. Rodolphe et Gilles ont de plus en plus de mal à jouer le double jeu professionnel. Ayant bien avancé, on envisage d'ouvrir un peu plus tôt (avril !) si on tombe sur un super local. On ne tient plus en place. Chaque journée au « vrai travail » enfonce un peu plus le clou !

Nos progrès sont remarquables sur la connaissance du vin. Partis de très loin il y a quelques mois, les week-ends, rencontres et autres dégustations nous mettent progressivement au niveau.

Les terres valonnées de l'Anjou

Les week-ends de novembre sont très chargés. On met les bouchées doubles. Un week-end avec Elyxir en Anjou nous fait découvrir les charmes de Savennières et Quart de Chaume et quelques super viticulteurs. Au Grand Tasting, sur la péniche du Maxim's ou encore au salon des vignerons indépendants, on rencontre des dizaines de viticulteurs et on goûte donc des centaines de vins. Vu qu'on ne recrache pas trop (sauf Rodolphe), on finit quelquefois un peu attaqué, mais ça fait partie du métier, il paraît. Lors de ces salons, on repère des pépites. En grande majorité, on essaie d'aller les voir dans leurs vignes ensuite. Et enfin, si tout se passe bien, ils figurent aujourd'hui sur notre carte !

Niveau fond de commerce, on en a visité plus de 30 à ce moment. On se voyait déjà  rue de l'arbre sec dans le 1er, chez Marc Mitonne, Boulevard Saint Germain au Beyrouth ou encore sur l'Ile Saint-Louis à l'auberge des Deux Ponts. Partout, il manquait un rien : quelques tables aux deux ponts, un peu de lumière chez Marc Mitonne et quelques passants au Beyrouth.  Bref, c'est certain, des fonds, il faudra en voir plus, d'où la journée « fonds de commerce du 1er décembre » où on prévoit d'en visiter 10 d'un coup !

La bonne nouvelle de cette fin de mois, c'est l'arrivée dans notre dream team de Camille, caviste et vigneron à ses heures. Ultra motivé pour mener le projet à nos côtés, et nous, ultra motivé pour qu'il vienne nous aider. Bref, c'est ce dont on avait besoin pour mettre le vin au coeur du projet. Ce recrutement va accélérer les choses.

Nous décidons d'aller en Champagne. Le plus prestigieux des vins au monde méritait qu'on aille se perdre dans les villages autour de la Marne : Reims, Epernay, Damery et autres.

Blanc de blanc, Blanc de noir, dégorgement, etc., la Champagne nous a livré tous ses secrets, notamment le Champagne TT, de Thibaut Trutin...


Les pupitres,à l'origine de la méthode champenoiseRecueillement à l'entrée d'EpernayTrutin nous apprenant à

Trutin nous apprenant à


Nous tenons enfin un fond de commerce qui nous semble intéressant. Carlo, le gérant est très insistant et nous propose des plans louches... ça ne sent pas très bon. A côté de cette affaire, on flaire la pépite qui se rapproche.

Pendant que Rodolphe est au ski, Cyril et Gilles ne cesse de se faire appeler par Carlo, le gérant du fonds à Pyramides, parfois plus de 10 fois par jour. Chacun renvoie la balle le plus habilement possible ! Carlo tente toutes les approches pour qu'on succombe à son offre : vente de matériels non compris dans le fonds (un piano !), cuisine et cave séparées de l'acte de vente, reprise de la SARL et non du fonds, ... Bref, on n'y connaît pas grand-chose, mais ça n'a pas l'air net.

Cyril et Gilles, continuant toujours leur prospection de fonds de commerce en vente, tombent sur « les Vignes du Panthéon ». Tout semble correspondre à nos critères : très bon emplacement, taille idéale, etc. En plus, les gérants nous adorent ! A peine rentré du ski, Rodolphe improvise un déjeuner dans ce resto : super accueil, déjeuner royal, Max Gallo comme voisin en prime. Dès lors, nous tenterons tout pour faire de fonds notre resto !

Il faut aller vite :
10 janvier : tous les 3 nous nous donnons rendez-vous au restaurant et présentons la période de transition : la période VQD.
15 janvier : Il faut signer, d'autres clients semblent intéressés mais les gérants actuels nous donnent la préférence.
19 janvier : on ne peut plus attendre, il faut signer une promesse, sans avoir vu le bail. On passe notre journée au téléphone avec notaires, avocats, amis, etc. Merci à eux pour les conseils ! Un accord de principe est donc signé ce jour-là. C'est là que tout commence !
25 janvier : on débarque à 10 dans le resto, vive la discrétion. Nos amis architectes scrutent tout !! On parle bail, réglement de copro, travaux, contrats, passation, transition, ...

Beaucoup de choses à voir : un week-end en Bourgogne fin janvier 2007 nous fera le plus grand bien pour nous ressourcer !

Comme tous nos week-end, celui en Bourgogne a été l'occasion de rencontrer de sympathiques vignerons qui nous parlent avec amour de leur terroir. Mais ce week-end de janvier a été marqué par un événement spécial.

Toute la Bourgogne était en fête puisque nous y sommes allé lors du WE de la Saint Vincente Tournante, qui avait lieu à Nuit Saint Georges, le tout sous la neige ! Du vin, les vignerons dans les rues, les caveaux ouverts, la foule buvant les paroles des vignerons, etc. Un esprit de fête traîne dans les rues... un esprit VQD ?



Après avoir visité plus de 50 établissements (des boui-bouis paumés, des Joe la Magouille et d'autres bons plans...), nous confirmons notre volonté reprendre les Vignes du Panthéon.

Sa fresque, ses tenanciers actuels et sa belle petite situation nous ont fait chavirer ! Le 8 février, nous signons la promesse de vente auprès de l'avocat et avec la complicité de Maitre Sarrau, le père de Camille, la caviste qui nous aide.

Notre fine équipe s'élargit en ce mois de février. A côté de Camille, nous aurons Samba à la cuisine, nous aurons aussi les tenanciers actuels Lionel et Marie-Jo qui nous passeront un coup de main pendant nos premiers mois, d'avril à juin. Gaël sera notre architecte en chef, Héloise nous aide sur les aspects juridiques, Anne-So sur le logo. Bref, tout s'enchaîne merveilleusement bien. Lors des soirées de dégustation, qui préparent notre carte des vins, nous ne manquons pas de soutiens ni de volontaires !

Les vins ramenés de Bourgogne, du salon des vins et du terroir, du salon des vignerons indépendants et autres manifestations très professionnelles trouvent des amateurs. La sélection finale se dessine progressivement. A côté de ça, nous avons eu l'idée aussi de faire déguster des cocktails à base de vin. Là en revanche, les amis se sont montrés assez sceptiques et on les comprend !

Le dernier élément qui peut faire capoter notre plan, c'est bien sûr le financement. Février est le mois où nous voyons toutes les banques possibles, où nous tentons de les convaincre de nous prêter des fonds. Les démarches sont longues et lourdes. Les rendez-vous se font en marge de nos emplois respectifs : Rodolphe fait ce qu'il peut pour se libérer des pauses-midi chez Accenture, Cyril tente de se libérer entre deux voyages pour Vinci à Trinidad et en Jamaïque, Gilles écourte ses journées chez France Telecom pour faire avancer les opérations (le départ est négocié au 1er avril !).

Nous sommes dans les temps pour ouvrir le 16 avril, mais rien ne doit clocher ! Le timing est de plus en plus précis : 16 avril au 30 juin 2007, on reprend les Vignes du Panthéon dans leur forme actuelle (et Rodolphe se marie !), du 1er juillet au 31 aout 2007, nous faisons les travaux de réaménagement et enfin en septembre, ce sera le grand jour, le jour de l'ouverture de la nouvelle formule que nous mijotons depuis septembre 2006 !


Trouver un fond de commerce qui nous plaisait, ça nous paraissait compliqué. Mais ce n'est rien à côté des tâches qu'il faut mener à bien pour le racheter !

Il y a d'abord les banques : on travaille sur le business plan depuis des mois,  on a rencontré tous les organismes possibles, et pourtant, rien n'est encore joué...

Fin février, on dépose chacun 3 dossiers auprès de différentes agences. Toutes étudient le projet, nous demandant des infos supplémentaires de toutes natures : ici une déclaration de non condamnation, là le K-bis de l'entreprise de Camille et autre... Elles mettront 1 semaine à ouvrir le dossier et le présenter au département compétent qui mettra une semaine à le transmettre à un organisme de cautionnement !

Après un mois, les premières réponses tombent : elles sont négatives. On pense que le dossier est entrain d'échouer, on envisage le pire, quand un organisme décide, le 26 mars, de nous suivre, entraînant avec lui 3 banques.

Ensuite, les travaux. Claude, le père d'un ami, nous apporte son soutien et son expertise sur l'évaluation des travaux. Un atout indéniable puisque... rien n'est aux normes !

Enfin, pour être sûr de reprendre les Vignes du Panthéon le 16 avril, une course contre la montre s'engage pour résoudre les formalités administratives...

En parallèle, on peaufine notre concept non sans mal : soirée "Cocktails Vignerons" sans véritable réussite, rencontre avec le DG de Nicolas, Salon de l'agriculture, Printemps du Languedoc, etc.

Bref, avant même que l'aventure n'ait commencé, notre bosse a déjà bien roulé... Nous envisageons donc de nous ressourcer dans le Beaujolais

Sur les routes du Beaujolais, à la mi-mars, nous nous sommes arrêtés sur les terres de quatre des 10 crus de la région : Julienas, Fleurie, Chenas et Moulin à Vent.
Vincent Audras, vigneron dans ces vignes du Beaujolais
Sur chacun des domaines, nous avons pu mesurer l'ampleur de la crise viticole d'une part : de nombreux domaines sont menacés et souvent en passe d'être repris par les gros propriétaires négociants. Au milieu de cet univers, il reste quelques îlots d'amour du vin. Audras (Julienas) et Dutraive (Fleurie - Brouilly) nous ont livré une belle symphonie de Gamays, cépage roi dans la région.
Si vous ne connaissez le Beaujolais que sous forme de Beaujolais Nouveau, nous vous promettons des surprises de taille. Ces vins, délicieux dès les premières années, sont parmi les plus adaptés à la consommation de ceux qui n'on pas la place (ou le courage ) de stocker...
Bien sûr, leurs plus belles cuvées ont été retenues et sont présentes sur notre carte ou disponibles en vente à emporter !

Des réunions au Mac Do des Champs à 7h du mat pour signer des papiers, bailleur, copro, statuts, notaire, ... En avril, tout s'est intensifié...

Cela commence par la fin de contrat pour Gilles, il est désormais à temps plein sur le projet... encore plus qu'avant.

Les rencontres entre les architectes et Claude s'accélèrent, le sujet "Travaux" doit être clos et positif avant la signature de l'acte d'achat qu'on prévoit toujours le 16 avril.

Le 10, nous déposons nos statuts, la société est créée. Notre annonce de création paraît dans un des journaux d'annonces légales : Lucien Herr, fondateur de l'Humanité et aïeul de Gilles,  aurait été fier du choix du journal de parution !

On rentre aussi dans le concret de la vie quotidienne d'un resto : le café, les contrats d'électricité, les serviettes, etc. En plus, Lionel et Marie Jo, les gérants du restaurant actuel, nous proposent d'anticiper et de nous former : à chacun de nous de commencer en cuisine et au service !

18 avril : la banque maintenant, notre compte est créé, notre capital est déposé, l'emprunt se débloque, on est prêt à signer !

5 jours plus tard, les clés seront à nous : le 23 avril, le jour de la signature, Cyril n'est malheureusement pas des nôtres, il est en mission en Jamaïque !

Enfin, on ouvre sans être complêtement au point : contrats, téléphone, appareil à CB, etc. Heureusement Marie Jo et Lionel sont là et nous aident à sortir la tête de l'eau !

C'est la grande aventure qui commence, un test grandeur nature pour le futur concept VQD !

 A côté de cela, il faut préparer les travaux de juillet août car nous souhaitons amménager le restaurant à notre sauce. Et là on découvre un nouveau monde avec son langage, ses coutumes, et autres aspects techniques !

Une fois les clés en notre possession, nous voilà dans le grand bain. On ne s'en doute pas forcément mais tenir un resto demande énormément de tâches à réaliser ! Les fournisseurs, les courses, la compta, les RH, etc. Tout cela pendant que Cyril et Rodolphe sont encore à temps plein dans leur entreprise respective.

Bref, tout s'intensifie et nous conforte dans notre choix, nous préparons avec impatience l'ouverture VQD !


1er septembre 2007, le VQD ouvre ses portes... Et oui, après 2 mois sous l'enseigne "Les Vignes du Panthéon" puis 2 mois d'intenses travaux, après de nombreuses newsletter plus ou moins ... pertinentes (on se souvient de "la ronde des artichauts"), le VQD se rêve le enfin...

Le VQD pour Vin Qui Danse, et non Vendredi Qui Décoiffe, DQV ou autres Véritables Quenelles Dijonnaises...

Qu'allez-vous retrouver au VQD ?

- Une ambiance chaleureuse, le resto a pris un coup de neuf en gardant son charme (ouf !). Une  nouvelle pièce est apparue : la cave du 17è siècle avec ses 3 mêtres sous plafond vaut le détour (1 étoile dans le guide vert !!)
- Une carte inspirée de l'excellente cuisine du chef des Vignes du Panthéon, le resto qui était là  avant nous et qui nous a beaucoup appris. avec une sélection plus complête de vins, issus de nos rencontres avec des vignerons authentiques (moustaches certifiées)
- Des animations nombreuses pour qu'il y ait toujours de bonnes raisons de venir y faire un tour : des dégustations, des soirées thématiques, des brooms (les fameux "brunchs-boom" du dimanche) et d'autres qu'on garde en surprise !


Le Vin Qui Danse a ouvert depuis 4 mois maintenant, mais ce n'est pas pour cela que il a arrêté de se construire ! Bien au contraire, il s'est passé énormément de choses pendant ces quelques mois !

Les énormes travaux se sont finis en deux mois. Autant dire qu'à l'ouverture du restaurant, le 1er septembre 2007, quelques imperfections viennent agrémenter l'inauguration et les premières semaines : toilettes bouchées, évier qui fuit, chambre froide qui lâche ! On nous avait prévenu : la gestion d'un restaurant, c'est une bonne dose de bricolage !

Nous animons nos premières dégustations dans la nouvelle cave, nous accueillons nos premières stars (Max Gallo vient plusieurs midis par semaine, Audrey Tautou, Olivia Ruiz, Lafesse et bien d'autres sont venus nous voir dès les premiers jours). Le VQD est aussi l'antre du tournage de Baby Love avec Lambert Wilson et Pascal Elbé.

Le resto nous donne quelquefois l'impression d'être un succès colossal (voyez l'ambiance sur cette vidéo) quand les réservations affluent et quand l'ambiance de fête envahit les trois salles. Et puis le doute nous envahit lors de quelques déjeuners à 5 couverts servis en période de grève de novembre 2007 ! Bref, le gros succès n'est jamais loin du gros échec. On s'en rend compte avec humilité. A trois, on travaille dur pour remplir le resto jour après jour et pour payer les factures qui se bousculent dans la boîte aux lettres.

L'ouverture du resto s'est faite sans Camille, parti ouvrir sa cave à vins du côté de la rue de Lourmel. On garde un super souvenir de tout le boulot effectué ensemble. La nouvelle équipe de choc au service est composée d'Aude, Cécile, Clémence, Sabine, Guillaume et Valère ! En cuisine, les stars s'appellent Anthiou, Samba, Mamadou et Thibaut, venu du Meurice nous prêter main forte.

Aujourd'hui 2008 commence et devrait annoncer son lot de surprises qui dansent...


Le Vin qui DanseDepuis l’ouverture du restaurant, nous avions une clientèle composée avant tout de curieux. Un petit noyau de fidèles s’est désormais constitué, pour notre plus grand plaisir.

Quelle reconnaissance en effet que de voir des marques de satisfaction parmi nos clients !

Ces six mois voient l’avènement du Menu Gourmand au restaurant. Adieu à la carte fixe, bonjour à l’ardoise et aux suggestions qui évoluent de semaine en semaine. Bonjour aussi à la charte de qualité et à l’engagement sur les produits que nous utilisons ! Côté vins, c’est le Château Puy Castera (Haut-Médoc) ou encore le Viognier des collines du Bourdic qui deviennent les vins emblématiques de la carte.

 Désormais sûrs que le métier nous passionne, nous avons décidé de poursuivre l'aventure; D'abord, en ouvrant d'autres établissements : Opéra d'abord, puis à Lille, dans la contrée d'origine de Rodolphe. Et aussi, en nous diversifiant avec un restaurant et bar à vins à Oberkampf et une activité de traiteur, fournissant buffets, plateaux repas et bons vins aux entreprises qui nous font confiance.

L’histoire se poursuit et promet encore beaucoup de surprises ! En espérant continuer à vous satisfaire et à vous voir régulièrement dans nos restaurants et bar à vins.